Survivre après les attentats de Bruxelles

Janet Winston et Elisabeth Dehorter

Janet Winston est rescapée des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016. Elle était dans l’aéroport de Zaventem quand la première bombe a explosé, à 4 mètres d’elle et de son mari. Depuis, sa vie a été bouleversée, avec une lame de fond : une grande espérance, en Dieu, en la vie, malgré tout. Elle nous le partage dans cette émission au micro d’Elisabeth Dehorter. 

Deux ans après les attentats de Bruxelles, Janet décide d’écrire un livre sur ce jour qui a bouleversé tant de familles, tant de pays. Dans ce livre « Paris-Bruxelles, au cœurs des attentats », elle raconte , sans voyeurisme, l’attentat en lui-même, les victimes autour d’elle, celles qu’elle a assistées avec son mari, avant l’arrivée des secours. Après la prise en charge dans l’hôtel Sheraton, proche de l’aéroport, elle est conduite à l’hôpital quelques heures avec son mari. Puis, c’est le retour à la maison…et une longue convalescence qui commence. La perte de l’ouïe, une grande fatigue, une certaine lenteur dans les activités quotidiennes sont les conséquences immédiates. Elle reçoit aussi des gestes qui lui font du bien : l’attention de l’administration et des enquêteurs, la bienveillance de ses proches, le soutien d’une aide psychologique post traumatique le temps d’un week-end… 

Le livre de Janet Wilson, ainsi que l’interview sont émaillés de son espérance chrétienne. L’auteure aime rappeler qu’elle a fait le choix de la foi à l’adolescence au temps des grandes questions sur le sens de la vie. Retenons deux convictions qu’elle partage et qui lui donnent  la force d’avancer. Nous  les traduisons ainsi : 

  • Le réalisme des textes bibliques avec notre histoire actuelle : le scandale du mal , la courte vie humaine sur la terre, mais aussi l’amour indéfectible de Dieu envers chaque homme qui se manifeste au fil du texte biblique et à travers la bonté humaine.  
  • Le trésor de la paix : prendre conscience que la paix est un trésor à savourer, surtout en se rappelant de tels événements, celui du 22 mars et toutes les guerres actuelles. Janet partage aussi à plusieurs reprises une paix profonde qui l’habite  comme venant de sa foi en Jésus-Christ. 

Ces convictions n’empêchent pas Janet Wilson de ressentir sa fragilité, d’aller pas à pas vers le pardon, étape par étape, en laissant à la justice le travail d’établir la responsabilité de chacun.  Ce travail se réalisera avec le procès des attentats de Bruxelles qui s’ouvre mi-octobre au palais « Justitia », sur l’ancien site de l’OTAN à Bruxelles, et durera six à neuf mois. Janet et son mari assisteront au procès « mais à certains moments clefs ». En effet, ils ne souhaitent pas se plonger quotidiennement dans tous les détails des attentats. Ils en ont déjà subi les conséquences sur toute leur vie depuis le 22 mars 2016… 

Pour écouter le podcast de cette émission.

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